La phase de consolidation

dernière modification de cette page : 10/02/2026 - consultable par : tout public

Définition et cadre général

La phase de consolidation est définie par l’arrêté du 3 août 2023 relatif à l’organisation du troisième cycle des études de médecine. Elle constitue une modification du DES de médecine générale, venant compléter la phase socle et la phase d’approfondissement. La phase de consolidation participe à l’harmonisation du DES de médecine générale avec les autres DES, en reconnaissant pleinement la médecine générale comme une spécialité à part entière.

L’accès à la phase de consolidation est conditionné à la validation de la phase d’approfondissement et à la soutenance de la thèse d’exercice, sous réserve des dérogations de soutenance prévues pour les promotions 2023 à 2025.

Cette phase a pour objectif de permettre aux futurs docteurs juniors de consolider l’ensemble des compétences attendues en fin de DES, en réalisant une partie majeure de leur formation en ambulatoire. 

Elle vise notamment à renforcer la prise en charge de situations complexes et de patients présentant des comorbidités. Cette année a pour objectif de mieux appréhender l’environnement du médecin généraliste et la coordination des soins.

La phase de consolidation s’inscrit également dans une logique territoriale, afin de faciliter l’intégration progressive du docteur junior dans un territoire et de l’accompagner dans la construction de son projet professionnel.


Organisation de la phase de consolidation

La phase de consolidation s’étend sur une durée d’un an et comprend deux stages semestriels de six mois. Le premier semestre est reconductible sur le même lieu de stage sauf exception.

Les stages sont réalisés auprès de maîtres de stage universitaires exerçant en cabinet individuel, en cabinet de groupe ou en centre de santé (maisons de santé pluriprofessionnelles, centres municipaux de santé, etc.).

Le stage ambulatoire est organisé sur trois ou quatre journées hebdomadaires dédiées à l’activité de soins. Le docteur junior y réalise des consultations de médecine générale, incluant notamment le suivi des maladies chroniques, les consultations non programmées, ainsi que la prise en charge en santé de la femme et de l’enfant. Cette activité de soins est réalisée dans un lieu de soin unique afin de s’inscrire sur un territoire.

Une journée hebdomadaire est consacrée à la réalisation du projet professionnel du docteur junior et à la participation aux enseignements obligatoires. 

Une autre journée est dédiée soit à une 4ème journée de soins sur le lieu initial d'accueil ou soit à la découverte des structures et réseaux de soins participant à la coordination des parcours patients, tels que les équipes mobiles de soins palliatifs, les EHPAD, les PASS, les CPTS, les structures de santé étudiante, les CMP ou les services de PMI, etc… Cette activité se fait préférentiellement sur le même territoire que l’activité de soins.


Supervision et encadrement pédagogique

Durant la phase de consolidation, le docteur junior exerce sous la supervision indirecte d’un ou de plusieurs praticiens agréés maîtres de stage universitaires (PAMSU), au sein d’un même terrain de stage.

Les PAMSU assurent l’encadrement pédagogique du docteur junior, en supervisant les prises en charge et en restant disponibles pour toute sollicitation du docteur junior. La supervision est adaptée au niveau d’autonomie du docteur junior et peut évoluer au cours du stage. La responsabilité médicale est partagée entre le docteur junior et le ou les PAMSU.


Statut du docteur junior

Le docteur junior est un étudiant de troisième cycle inscrit en DES de médecine générale, ayant validé la phase d’approfondissement et soutenu sa thèse d’exercice.

Il exerce une activité clinique en autonomie, dans le cadre d’une supervision indirecte assurée par le ou les PAMSU rattachés à sa maquette de formation.

Le docteur junior bénéficie de cinq semaines de congés annuels, dont les modalités de prise sont définies en accord avec le ou les PAMSU, et dans la mesure du possible en dehors des périodes d’enseignements facultaires.

La rémunération est assurée par le centre hospitalier universitaire de rattachement. Elle comprend une part fixe, à laquelle peuvent s’ajouter des primes en fonction de la localisation du terrain de stage et de la participation à la permanence des soins ambulatoires.


Statut des PAMSU

Les praticiens agréés maîtres de stage universitaires sont des médecins titulaires de la maîtrise de stage du troisième cycle et ayant suivi la formation continue spécifique à l’accueil des docteurs juniors. Il est recommandé que les PAMSU aient suivi la formation FCS4 relative à la supervision indirecte en formation continue.

Les PAMSU perçoivent une rémunération composée :

  • des parts complémentaires liées aux actes réalisés par le docteur junior pouvant atteindre 2000 euros mensuels,

  • d’honoraires pédagogiques d’un montant de 600 euros mensuels, ainsi que 

  • de primes spécifiques en cas d’exercice en zone sous-dense (ZIP, ZAC ou QPV) d’un montant de 800 euros mensuels. 

Si le docteur junior réalise de la PDSA, une prime complémentaire de 400 euros mensuels est attribuée en cas de supervision du docteur junior. L’attribution de la prime liée à la PDSA est conditionnée à l’inscription effective du PAMSU à la permanence des soins et à sa participation.


Conditions d’accueil d’un docteur junior

L’accueil d’un docteur junior implique la mise à disposition d’un bureau dédié, équipé du matériel médical nécessaire et d’un logiciel médical informatisé, ainsi qu’un planning de consultation identifié comprenant six à huit demi-journées hebdomadaires.

Le terrain de stage doit être équipé d’un logiciel de facturation permettant la réalisation du tiers payant, l’ensemble des actes effectués par le docteur junior devant être réalisés selon cette modalité.

La file active du ou des PAMSU doit garantir une diversité suffisante des motifs de consultation, permettant l’atteinte des objectifs pédagogiques de la phase de consolidation.

Le docteur junior dispose d’une carte de professionnel de santé (CPS) lui permettant d’établir, en son nom, les prescriptions, arrêts de travail et demandes d’affection de longue durée (ALD). Il ne peut toutefois pas être désigné comme médecin traitant et ne dispose pas de patientèle propre.

La supervision et la responsabilité médicale sont partagées entre le docteur junior et le ou les PAMSU. Un médecin référent doit être joignable à tout moment afin de répondre aux sollicitations du docteur junior. Le rythme de supervision des dossiers peut être progressivement allégé au cours du semestre, en fonction de l’autonomie acquise.


Procédure d’affectation

Les PAMSU renseignent une fiche de présentation de leur terrain d’accueil. En cas de terrain comprenant plusieurs maîtres de stage, un praticien référent est désigné pour centraliser les informations.

Les docteurs juniors déposent une lettre de motivation et un curriculum vitae sur la plateforme dédiée.

Les PAMSU et les docteurs juniors procèdent ensuite au classement des terrains et des candidatures par ordre de préférence. L’affectation est réalisée de manière automatisée, sur la base de ces classements croisés.

À titre d’exemple, lorsqu’un docteur junior classe un PAMSU en premier choix et que celui-ci classe le terrain en premier, l’affectation est automatique.

Cet appariement se fait sur la plateforme Siimop. Pour plus d’information vous pouvez regarder les vidéos suivantes : 

lien video : https://videotheque.uness.fr/w...


Vous souhaitez devenir PAMSU docteur junior au sein de notre département de médecine générale ? 

Vous pouvez contacter notre chargée de recrutement Mélanie Ramirez par mail à melanie.ramirez@u-paris.fr


Textes réglementaires

Décret 3 aout 2023  :

Décret salaire et indemnité été 2025 

Décret salaire et indemnité été PAMSU 2025 

Décret dérogation thèse nov 2025 


Traces d'apprentissage

Recherche documentaire

Règles de validation